Présentation...

Présentation...
Lui ++ Histoire ++ Froid ++ Mystère++ Idya ++ Expulsion ++ Marseille
++ Manque ++ Souvenirs ++ Paris ++ Idole ++ Elle ++ Musique ++ Rêve
Secret ++ Fascination ++ Eux ++ Attente ++ Train ++ Univers ++ Jérémy
++ Rencontre ++ Sud ++ Voyage ++ Famille ++ Incompréhension ++ Espoirs
Solitude ++ Découvertes ++ Mort ++ Envie ++ Tentation ++ Sourires ++ Répétitions
++ Patience ++ Approche ++ Unis ++ Passion ++ Regards ++ Intrigue ++ Vie


# Posté le jeudi 11 juin 2009 08:21

Modifié le jeudi 11 juin 2009 12:30

Chapitre 1 : Expulsion.

Chapitre 1 : Expulsion.
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_ « Dégages ! Et ne reviens plus ! » Me cria-t-elle.

Elle me poussa jusqu'à la porte. J'essayais de lui expliquer mais elle ne voulait rien entendre. Heureusement, j'avais prévu le coup. Je m'attendais à sa réaction. J'avais pris toutes mes affaires et m'étais débrouiller pour les faire entrer dans deux gros sacs.
Je mis un pied dehors et elle claqua la porte au nez. Je baissa la tête et me retourna et regarda le ciel. Il est bleu clair, le soleil brille mais il y a du vent. Beaucoup de vent. Celui du Sud, le mistral...
Je descendis les trois petites marches puis m'arrêta devant le portail. Je posa mes valises et ouvrit légèrement la fermeture de ma veste noir d'hiver. Je plongea ma main dans une de mes poches intérieur et je frissonna, le vent commençais à entrer dans ma doudoune. Je sortis à peine le papier de ma poche et vérifia la date : « Mardi 3 Février 2009 à 14h32. ». Je le remit dans la poche et m'empresse de refermer ma veste jusqu'à ce que je ne le puisse plus. Je mit ma capuche quand j'entendis la porte s'ouvrir. Je me retourna et elle me cria, pour que je l'entende malgré le vent.

_ « Sort de chez moi ! Dépêche-toi ! Je ne veux plus jamais te revoir ! C'est compris ? »

Elle ne me laissa pas le temps de lui répondre elle referma la porte. Je soupira, regarda le portail, mes valises puis ma montre : 10h20. J'ai donc à peine plus quatre heures pour me rendre à la gare. Je souffla et ouvrit le portail. Je posa aussi mon pied devant celui-ci pour qu'il ne se ferme pas. Je regarda une dernière fois la maison, mon ancienne maison. Je vis mon père et ma s½ur me regarder avec des yeux triste, je leurs souris grande motivation puis j'attrape mes valises et sort. Je laissa le portail claquer, avec l'espoir qui se casse, mais rien... Je me mit en route sur le trottoir. Je serais à la gare dans quarante-cinq minutes, au maximum. Je resterais là-bas jusqu'à quatorze heures trente...
Une fois devant la gare, j'étais épuisé d'avoir fait autant de marche avec tout ce poids au bout des mains. J'entre donc dans le Hall et alla m'assoir, seule, sur une chaise autour d'une petite table d'un bar. Un serveur vint me voir et je lui indiqua que je voulais une bouteille d'eau, histoire de ne pas squatter toute la matinée et le début de l'après-midi pour rien. Je plaça mes valises sous mes pieds, je ne tenais pas a ce qu'on me les voles, ce sont les dernières choses qu'il me reste. J'en profita pour sortir mon petit sac où se trouvais toute les choses importantes. Je sortis aussi un billet pour le payer dés qu'il reviendrais où sinon il risquait d'attendre longtemps. Je le lui donna quand il revint donc, j'insistai en lui expliquant que j'allais rester ici jusqu'à quatorze heures trente et il finit par accepter. J'avoue qu'il était pas mal, dans son genre... Il ne me laissa pas vraiment beaucoup de temps qu'il revint avec la monnaie. Je le remercia mais il ne partit pas il resta là, avec ses deux mains posé sur la table et son regard émeraude posé sur moi. Je releva la tête et l'interrogea du regard. Il perdit de l'assurance et rougit.

_ « Je peut... M'assoir ? C'est l'heure de ma pause et.. »
_ Je le coupa. « Oui, oui. Bien sûre !! »
_ « Merci... »

Il s'assit sur la chaise en face de moi et me sourit timidement.

_ « Pourquoi est-tu venu si tôt ? » Me demanda-t-il avant de grimacer. « Oops.. Désolé. C'est indiscret. »

Il rougit mais ne bougea pas. Je souris légèrement et regarda le sol. Son regard devenait de plus en plus imposant.

_ « Je me suis fait viré de chez moi... »
_ « Tu es jeune pourtant, tu as quel âge ? » Me demanda-t-il.
_ Je posa mon regard sur lui. « J'ai treize ans... »
_ Il grimaça légèrement. « Ils n'ont pas peur qu'ils t'arrivent quelque chose ? »
_ « Je n'en sais rien... » Soupirais-je. « On ne dirait pas. Je n'ai plus le droit de rentrer chez moi maintenant. »
_ Il fut pris par une grande surprise. « Et tu vas faire comment ? Tu vas où ? »
_ « Je vais à Paris... Je vais me débrouiller, seule. »
_ « Je peut te garder chez moi un petit peu si tu veux. »
_ Je rougis. « Merci mais ça fait quelques temps que j'ai envie d'aller à Paris... » Je baissa la tête, je devais lui paraître stupide.
_ « D'accord... Si ce n'est pas trop indiscret... Pourquoi ils ne veulent plus te voir ? »
_ Je le regarda de nouveau. « Je n'ai pas trop envie d'en parler... »
_ « D'accord, d'accord... Comme tu veux. En tout cas si tu changes d'avis je serais là. »
_ « Je ne sais pas si j'aurais assez d'argent pour revenir de toute façon. J'ai trois cents euros sur mon compte et vingt-cinq dans mon porte-monnaie. Je ne vais pas tenir très longtemps avec ça... »

Il baissa la tête et parut réfléchir. J'en profita pour le détailler dans ma tête, c'était surement la dernière fois que je le reverrais... Ses cheveux brun, avec la mèche à la Zac Efron, le regard vert émeraude. Un visage bien dessiner et une silhouette mince. Il ne devait pas dépasser les vingt ans... J'aurais accepté qu'il me prenne chez lui si je n'avais pas cette envie extrêmement imposante d'aller à Paris, pour cette raison si particulière... Il me sortit de mes pensées quand il releva la tête.

_ « Tu as un portable ? » Me demanda-t-il.
_ « Oui, mais ma mère va surement arrêter de me payer l'abonnement donc à la fin du mois je n'en aurais plus... »
_ Il grimaça. « Euh... » Il réfléchit de nouveau mais cette fois en gardant son regard dans le mien. « Je sais ! » Sursauta-t-il presque. « Je reviens ! »

Il se leva aussi vite que j'eus à peine le temps de distinguer ses gestes. Il rentra dans le bar et je ne le vis plus. Je baissa la tête et me mit à penser... Si je devais mourir, autant que j'aille à Paris pour essayer de réaliser mon rêve le plus cher. Une fois fait, je pourrais mourir sereinement...
Je me perdit dans mes pensées, je ne vis pas le temps passer. Quand il revint c'était déjà quatorze heures quinze. Il se rassit et je vis la casquette qu'il avait ramener.

_ « Qu'est que c'est ? » Lui demandais-je sans quitter la casquette des yeux.

Il la poussa légèrement vers moi et je distingua ce qu'il y avait à l'intérieur. Je posa mon regard dans le sien et il m'offrit un petit sourire. Je regarda de nouveau l'intérieur de la casquette, il s'y trouvais des billets avec des pièces.

_ « Tes fous... Où tu as eu ça ? »
_ « On s'en fous de comment je l'ai eu. C'est pour toi ! » Il l'avança encore un petit peu vers moi. « Il y a proche de cent cinquante euros... ça t'aideras un peu plus longtemps... »
_ « Où ta trouver tout cet argent ? »
_ « Je te le dis si tu les prends et que tu les mets dans ton porte-monnaie avant qu'on vienne nous les voler ! »

Je posa mon regard dans le sien, il était sure de lui. Je soupira et il l'avança encore. Je sortis mon porte-monnaie et commença à mettre l'argent qu'il venait de m'offrir à l'intérieur. Il me regardais avec un magnifique sourire.

_ « J'ai fait une collecte ! » Me dit-il, fière.
_ « Et ils t'ont donner ? »
_ « Bah oui... La preuve. »

Je ris légèrement et mis la dernière pièce dans mon porte-monnaie avant de le refermer et de le ranger. Il mit alors la casquette sur sa tête et me sourit.

_ « Y'a encore des gens avec un c½ur. »
_ « Je vois... »

Il venait de me prouver qu'il faisait partit de ces gens.

_ « Tu sais que c'est de l'argent jeté par les fenêtres ?! » Ajoutais-je.
_ « Et pourquoi ? Ils t'aideront à vivre ! C'est beaucoup plus important que si ils s'achetaient des bonbons avec non ?! »
_ Je soupira. « Mais je vais mourir de toute façon ! »
_ Il se redressa et ses trait devinrent dur. « Non ! Quand il te reste juste assez pour un billet de train tu reviens ici et je te prends chez moi ! »

Je baissa la tête et il se radoucit petit à petit.

_ « Je reviens... » Me dit-il.

Je ne releva pas la tête et j'attendis, seulement. Cette fois il était de retour après quelques secondes. Je posa mon regard sur lui et il me tendit un petit bout de feuille. Je le pris et vis un défilé de chiffres.

_ « C'est ton numéro de portable ? »
_ « Oui, et en dessous celui de chez moi... Au cas où... »
_ « D'accord. » Je le regarda et lui sourit faiblement. « Merci... J'essaierais de t'appeler. »
_ « Merci. »

Je plia le papier en deux et le rangea dans un coin sur de mon porte-monnaie. Il sourit puis je posa mon regard sur lui.

_ « Tu es toujours en pause ? Ça fait plus d'une heure avec la collecte et tout... »
_ Il me coupa. « Non, je suis plus en pause. Enfin, si. J'ai pris un petit congé. Jusqu'à ce que tu partes. »
_ Je fis les gros yeux. « Mais tes fous ! »
_ « Non ! Mon chef a un c½ur, bizarrement... Et donc il m'a laissé l'après-midi jusqu'à ce que tu partes... »
_ Je m'enfonça dans ma chaise. « Merci... »
_ Il me sourit. « De rien. » Il fit une pause puis repris. « Tu veux quelques chose ? Je vais te l'acheter où je le prends du bar. Ça te feras des truck a acheter en moins. »

Il ne me laissa pas le temps de répondre qu'il était déjà partit. C'est une manie ou quoi ? Je ris puis j'attendis en regardant les gens autour de moi. Des couples se tenant la main, se regardant en se souriant réellement, leurs pieds marchant à l'unisson... D'autres couples, qui ne se regardaient pas. Des personnes seules qui marchaient à toute vitesse et se perdais dans le gigantesque Hall de la gare de Marseille. Des enfants qui courraient, suivit de leurs parents. Je ris de nouveau puis tourna la tête. J'attendis encore une bonne dizaine de minutes puis il revint avec un sachet en plastique et un petit sac à dos. Il posa tout sur la table et se rassit. Je regarda dans le sac en plastique : Chips, gâteaux, bonbons et deux bouteilles d'eau. Dans le sac à dos rien. Je le regarde et il me sourit.

_ « Si tu veux autre chose je peut aller le chercher. »
_ « Sa iras... Merci beaucoup. » Je rougis et mis le sac en plastique dans le sac à dos.
_ « C'est normal... » Il me sourit légèrement. « Tu sais où est ce que tu veux aller précisément ? »
_ « Oui... à Neuilly-sur-Seine. »
_ « D'accord... » Il parut réfléchir puis repris. « Promet-moi que tu me téléphonera ! » Me supplia-t-il du regard.
_ « Je te le promet ! » Lui répondis-je.
_ Il sourit. « Merci... » Il imposa un silence. « Tu t'appelles comment au faite ? »
_ « Julia. Et toi ? »
_ « Jérémy. »
_ « D'accord. »

Il m'offrit un sourire et je fis en sortes pour le le lui rendre. Je baissa la tête et posa le sac à dos sur mes genoux en vérifiant que mes deux autres valises étaient toujours là.

_ « Je t'aiderais tant que je le pourrais, je te le promets... »

_____

Voilà voilà pour le premier chap,
J'espère qu'il vous plait.
Il est long mais les deux prochains sont plutôt court...
Voilà, bisouuus.
Suite dans 20 com's...

# Posté le jeudi 11 juin 2009 12:22

Modifié le jeudi 11 juin 2009 12:52

Chapitre 2 : Intrigue.

Chapitre 2 : Intrigue.
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Quatorze heures trente, mon TGV part dans deux minutes. Jérémy m'a accompagnée jusqu'à là où il avait le droit, c'est à dire l'entrée du TGV. Je mit mes valises aux emplacement fait pour et garda sur moi juste le sac à dos et mon sac en bandoulière. Je posa mon front contre la vitre et le regarda me sourire tristement. Je lui rendit son sourire et on ne se lâcha pas du regard pendant le temps qu'il restais avant que le TGV ne démarre. J'étais tellement absorbé par son regard émeraude que je n'entendis même pas la personne s'installer à mes côtés. Quand il fut hors de ma vue je tourna la tête et aperçut à ma grande surprise, un adolescent de mon âge. Il me regarda et me sourit. Je lui rendis son sourire.

_ « Tu t'appelles comment ? » Me lâcha-t-il.
_ « Julia et toi ? »
_ « Quentin. »
_ « D'accord. »
_ « Tes toute seule ? »
_ « Oui et toi ? »
_ « Non mes parents sont derrière. » Me répondit-il.
_ « D'accord. »
_ « Tu vas à Paris seule ? »
_ « Oui. Ma tante m'attends ! » Mentis-je pour qu'il ne s'éternise pas sur le sujet.
_ « Ah okay ! »

Il me sourit en coin puis sortit son ipod. Je le regarda, moi aussi j'avais le mien mais si j'utilisais la batterie maintenant je ne pourrais pas m'occuper plus tard. Il me sourit et me tendit un de ses écouteurs.

_ « Tu veux écouter ? »
_ « Sa ne te dérange pas ? »
_ « Non ! » Il me sourit. « Tu aimes quoi ? »
_ « Tout sauf le Rap et les truck trop éléctro. »
_ « Okay. »

Il choisit un album et puis le lança. Je souris en entendant les premiers accords de la chanson de Christophe Maé : « On s'attache. ». Je posa ma tête contre le siège et ferma les yeux, je pense qu'il fit de même. Très vite je m'endormis, fatigué par la marche du début de matinée.

_ « Julia ! Julia, on est arrivées ! »

J'ouvris un ½il et le regarda. Il me sourit et me répéta qu'on était arriver. Je souris à mon tour et me leva, l'écouteur se décrocha tout seul et il rigola. Je souris et attrapa mes deux grosses valises et mes deux petits sacs. On se regarda une dernière fois puis je sortit avant lui pour qu'il ne vérifie pas si j'étais bien partit avec quelqu'un. Je me retrouva donc dans le Hall de la gare de Paris, encore plus grands que celui de Marseille. Je me débrouilla pour sortir par la bonne sortie. Oui, car j'avais tout tout prévu. Je sais ce que je dois faire, où je dois aller et ce que je dois prendre pour y arriver. Je sors donc et me retrouve dans une rue plutôt calme. Je cherche un bureau de tabac puis y entre. J'achète des tickets de métro puis ressort. Je cherche des escaliers menant à un de ceux-ci et puis m'y enfonce. Je me balade dans les couloirs sous terrain et cherche un panneau avec le numéro des lignes, je dois prendre la douze. Une fois que je sais où la trouver je m'y dirige et y attends au près des autres. Il arrive à peine quelques secondes plus tard et j'y entre difficilement, tous le monde me regarde avec mes valises mais je n'y prête pas plus d'attention. Après quelques arrêts je descends au mien, maintenant il fallait que je trouve un arrêt de bus neuf et redescendre au bon arrêt. Qui se trouvait au milieu de la rue dans laquelle je voulais aller. Un bureau de tabac était au bout de la rue juste à côté d'un petit « 8 à huit » et deux rues après se trouvait un centre commercial, juste ce qu'il faut pour que je survive assez de temps...
Je m'enfonça dans la rue et chercha le numéro que je cherchais. Six, trouvé. Je m'installa sur le banc le plus près et commença à m'installer. Je crois que je vais rester là longtemps... Je mit les valises sous le banc et garda à côté de moi que mes deux sacs vraiment important. Dans les valises ne se trouvaient que mes habits. J'en sortis d'ailleurs quelques uns et les mis dans mon sac à dos jusqu'à ce qu'il soit plein comme ça même si on me volait les deux gros j'aurais des habits, même si je ne pense pas pouvoir me laver enfin bon, on plonge dans le détails là. Je referma donc le sac à dos après avoir pris un petit gâteau.
Je m'installa sur le banc, le boulevard était particulièrement calme. Presque personne ne sortait, et pour le peu qui passaient ils m'ignorais. Vers dix-huit heures trente, j'entendis le portail de l'immeuble six s'ouvrir. Je tourna la tête et le vis sortir avec sa chienne. Je commença alors à frissonner. Pas de froid, j'y résistais sans problème, mais je frissonner à cause de Lui. Je retourna la tête avant qu'il ne me regarde. Quand il me vit il baissa la tête. Il passa devant moi, regard poser sur le sol, sans dire un mot. Je releva la tête, car je l'avais moi aussi baisser et puis je le regarda s'éloigner puis tourner au coin de la rue. Je soupire et j'arrête de frissonner et de greloter. J'attends quoi, même pas cinq minutes qu'il revient. Il rebaisse la tête et repasse devant moi, comme tout à l'heure. J'en profite pour regarder sa chienne, je ne savais pas qu'il en avait une. Maintenant que j'y pense c'est grâce à elle qu'il est sortit. C'est donc grâce à elle qui sortira au moins une fois par jour tant qu'il sera là. Je n'ai jamais autant aimer un chien de ma vie. Je souris et la regarda une dernière fois pour aujourd'hui avant qu'elle en rentre... Elle est magnifique... Mais beaucoup moins que Lui... Lui, le demi-dieux. Le demi-dieux que je vénère depuis plus de un an et demi... Cette voix, ce talent. Cette beauté inégalable. Ces chansons, cet univers qui me correspond autant qu'à Lui. Ces quelques souvenirs, que j'avais eu dans mon « ancienne » vie, quand tout allais bien. Ces merveilleux souvenirs même, ceux que j'oublierais jamais. Ces concerts, ces passages télé... Ou Lui, tout simplement.

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Voilà ^^
Merci pour tous vos com's !
J'espère que ce chap vous plait... ?
Suite dans 25 com's.

# Posté le vendredi 12 juin 2009 07:22

Modifié le vendredi 12 juin 2009 09:31

Chapitre 3 : Répétition.

Chapitre 3 : Répétition.
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Le lendemain, huit heures je reviens sur le banc, tout est là. Je soupire. Je reviens du centre commercial. Je me suis préparé pour la journée... Je m'installe confortablement sur le banc et ouvre mon sac à dos, j'en sort un petit gâteau et le mange. Ensuite j'ouvre mon sac le plus important. Je vais juste vérifier que j'ai tout. Et de toute façon même si il me manque quelque chose j'y pourrais rien, mais bon... ça m'occupera cinq minutes. Je l'ouvre donc et plonge une de mes mains à l'intérieur. Mon portable est là et mon porte-monnaie également. Mon appareil photo est là aussi. Ma petite boîte est là, la petite boîte la plus importante du peu de vie qu'il me reste à vivre....Mon enveloppe avec ma lettre à l'intérieur. Mon Ipod, mon petit cahier, mes stylos. C'est bon, il y a tout... Je soupire et ferme les yeux, je n'ai pas beaucoup dormis... Je suis fatigué mais je ne pourrais pas dormir plus, il y a trop de lumière et j'ai trop peur de le rater même s'il ne fait que passer sans me regarder. Je soupire à nouveau et tends l'oreille au cas où il serait matinal... J'attends, j'attends. Je pense, je réfléchit. Qu'est que je vais devenir ? Qu'est que je vais faire ? Je vais mourir ? Je vais craquer et retourner à Marseille chez Jérémy ? Je n'en sais rien... D'ailleurs aujourd'hui je vais l'appeler... Pour le rassurer. J'ouvre un ½il et regarde ma montre : Dix heures cinquante déjà...
J'allais refermer mon ½il quand j'entends le portail s'ouvrir, je tourne la tête discrètement. Ce n'est pas Lui. Je ferme mon ½il ce coup ci et je soupire intérieurement. Je déprime même. Qu'est que j'ai fait pour en arriver là ? ... Quoi que... C'est vrai que maintenant que j'y pense j'ai fait vraiment n'importe quoi... Je baisse la tête en gardant les yeux fermés. La porte du portail s'ouvre de nouveau, j'ouvre un ½il et regarde discrètement, c'est Lui. J'ouvre les yeux mais garde la tête baisser pour regarder le sol et sa chienne en l'occurrence quand il passera. Il passe devant moi sans me regarder mais j'entre-aperçois qu'il se mord les lèvres malgré ma tête baisser. Une fois qu'il est passer je relève la tête et pose mon regard sur la chienne. Elle me fait rire, elle le suit. Quand je ne les voient plus je me rend compte que je tremble. Je respire à fond et arrête difficilement de trembler. Je me calme puis il réapparait, je me remet a frissonner. Je me mord les lèvres et baisse la tête quand il passe. Je la redresse dès que je sais qu'il ne se retournera pas, je le regarde. Je les regardes jusqu'à ce que je ne puisse plus les voir. Je tourne la tête et respire à fond pour arrêter de trembler malgré le vent qui me gifle, ce n'est pas lui de toute façon...
Je passe ma journée a faire des allés-retours express entre le banc et le petit « 8 à huit ». A chaque fois que je reviens je suis étonné que tout sois là, enfin les deux grosses valises parce que les deux autres sacs, je les prends avec moi et j'ai toujours peur de l'avoir rater. J'avais appeler Jérémy et l'avait rassuré... Vers dix-huit heures il sortit à nouveau, mais seul ce coup si. Je fronça les sourcils et il se dirigea dans la direction inverse, vers le « 8 à huit ». Je me détendis, tant pis il ne passera pas devant moi quand il reviendras... Trente minutes plus tard il ressort avec un trois sacs à la main. Toujours tête baisser avec la capuche la recouvrant. Il rentra et je soupira, tant pis ça sera pour demain...
Cinq minutes plus tard le portail s'ouvrit, je tourna la tête en sa direction sans vraiment y croire. Si bien que quand je le vis je fus surprise. Je baissa la tête, il était avec sa chienne cette fois. Il passa devant moi, toujours tête baisser, toujours avec la capuche et toujours entrain de se mordre les lèvres. Comme à chaque fois, dès qu'il est passer je pose mon regard sur eux. Et comme à chaque fois je ne me rends compte que je tremble qu'une fois que je ne les voient plus... Il revint après un peu plus de temps ce coup là, mais cela ne changea rien... Quand ils rentrèrent de nouveau dans l'immeuble et après que je me sois calmer je me mit à penser. Lui qui était si ouvert... C'était limite « bizarre » qu'il réagisse ainsi. C'était peut-être parce qu'il n'aime pas qu'on vienne devant chez lui, pourtant il ne savais pas que j'étais une fan. Enfin, je ne pense pas...

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Voilà voilà,
Désolé il est court..
Les prochains seront plus long.
Suite dans 25 com's....

# Posté le vendredi 12 juin 2009 12:33

Chapitre 4 : Première Approche.

Chapitre 4 : Première Approche.
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Le lendemain, toujours la même chose jusqu'à dix heures en tout cas... Car à cette heure là, il sortit. Je baissa la tête et regarda mes pieds. J'attendis qu'il passe quand...

_ « Bonjour... » Me dit-il en chuchotant presque.

Je releva la tête, surprise mais il était déjà passer.

_ « Bonjour... » Chuchotais-je en le regardant s'éloigner.

Je soupira puis attendit qu'il disparaisse de ma vue. Cette fois je ne tremblais pas. C'était pire. Je mis aussi plus de temps pour m'en remettre. Quand il revint, cette fois, je le regardais. Il était encore et toujours tête baisser avec sa capuche et sa chienne. Je le regarda passer puis s'en aller. Une fois que je ne le vis plus je baissa la tête, un petit sourire se dessina sur mon visage. Il savait que j'existais...
Je passa, comme depuis deux jours, à faire des allés retour et a m'impressionner à chaque fois que je retrouvais mes deux valises. Je savais à peut prés dans quelle tranche d'heures il sortait : entre dix heures et midi et entre dix-sept et dix-neuf heures. J'étais donc toujours sur le banc pendant ces tranches d'heures. C'est d'ailleurs à dix-huit heures qu'il ressortit. Ce coup si je le regarda passer, mais il ne m'adressa pas plus de choses qu'hier. Quand je ne le vis plus je soupirais. Je ne sais pas combien de fois j'allais le voir passer comme ça, avec un simple « Bonjour » quand il en a envie, avant que je ne meurt, sur ce banc, à l'attendre juste pour le voir. Il me coupa dans mes pensées quand il passa. Il s'arrêta. Je releva la tête et plongea, pour la première fois, mon regard dans le sien. Ils étaient doux et magnifique. Je rougis légèrement. On resta dans un silence profond pendant deux bonnes minutes, seule la respiration de la chienne résonnait à mes oreilles, ainsi que la mienne. Le vent ne faisait plus de bruit, il ne sifflait plus, il se contentais de me gifler et de d'expliquer d'une autre manière mes tremblements.. Quand il se décida enfin à parler, enfin...

_ « Bonsoir... » Me dit-il en chuchotant presque.
_ « Bonsoir... » Lui répondis-je, à peine plus audible que Lui.
_ « Sa va ? »

Il parlait toujours aussi doucement, comme si il ne voulait pas qu'on nous entende ou alors je ne sais pas pourquoi... Soit c'est moi qui devenait sourde ou pour autre possibilité c'était le vent qui cachait sa voix. Je me repris.

_ « Et vous ? »
_ « Oui, mais tu ne m'a pas dit clairement si toi oui. » Me dit-il en prenant du volume dans la voix.

Je soupira intérieurement, si seulement il savait... Il prendrais peur.

_ « Oui. »
_ « D'accord. »

Il regarda le banc et mes sacs avant de reposer son regard sur moi.

_ « Je peut m'assoir ? »

J'attrapai mes sacs et les mis de l'autre côté du banc tout en lui indiquant qu'il pouvait. Il s'assit et frotta ses mains en enfonçant sa tête dans son cou.

_ « Merci ! » Me dit-il.
_ « De rien. »
_ Il posa son regard sur moi. « Tu es là depuis combien de temps ? Tu attends quoi ? »
_ « Je suis là depuis deux jours et j'attends... »
_ « Tu attends quoi ? » Me répéta-t-il.
_ Je posa mon regard dans le sien. « La mort... »

Je frissonnais de plus bel. Il fit les gros yeux et parut reprendre vie. Il se redressa.

_ « Tu attends... La mort... ? » Répéta-t-il avec un air d'incompréhension mêlé au dégout et à la surprise.
_ « Oui... »
_ « Et pourquoi... » Il passa une de ses mains sur sa tête. « Pourquoi tu attends la... la »

Il était spécialement touché, au point d'en avoir les larmes aux yeux. Ça me fit presque de la peine de le voir aussi troublé, il ne put même pas finir sa phrase. Le dernier mots devait lui avoir fait extrêmement mal la première fois qu'il l'a prononcer et lui a aussi surement rappeler de trop mauvais souvenirs. C'est pour ça qu'il ne le re-prononça pas. Je prit donc les devant.

_ « Parce que... »
_ « Pour... Quoi ? Comment ? » Me dit-il toujours aussi troublé.
_ « Je me suis fait viré de chez moi... »
_ « Quoi ... ? Pourquoi ? »
_ « Je ne préfère pas en parler... » Lui répondit-je en faisant une petite grimace.
_ Il se détendit à peine. « Oh... Excuse-moi, c'était indiscret. » Il secoua la tête puis reprit. « Je vais te ramener, et leurs expliquer les engagement qu'on prends quand on a un enfant. »

Il se leva, sûre de lui, pour la première fois depuis le début de notre conversation. Quant à moi, je ne bougea pas a part peut être ma tête pour ne pas le lâcher du regard. Quand il s'en rendit compte il me regarda enfin, toujours aussi inquiet mais maintenant interrogateur. Je pris la parole avant qu'il n'ouvre la bouche.

_ « J'habite dans le Sud, près de Marseille... »

Ce coup si il me fit les gros yeux, il se serait étouffer si il avait eu quelque chose dans la bouche.

_ « Tu... Quoi ? »
_ « J'habite dans le Sud, près de Marseille. » Lui répétais-je. « Je savais qu'ils allaient m'expulser alors j'ai réfléchit. J'ai tout préparé. J'ai acheter le billet de train avec l'argent de ma mère, je suis aller regarder sur l'ordinateur le numéro du métro et du bus que je devrais prendre et les arrêts où je devrais m'arrêter pour venir jusqu'ici. Dans cette rue... » Lui dit-je, sans m'arrêter et sans lâcher son regard.

Chaque mot que je prononçais le surpris plus que le précédent... Si bien qu'à la fin je cru qu'il voulait s'arracher ses beaux yeux... Je repris en comprenant qu'il ne comptait pas répondre.

_ « Je me suis préparé... J'ai proche de quatre cents euros pour « vivre » mais je ne sais pas si je tiendrais jusque là... »

Quand il fut en état d'ouvrir la bouche, il le fit pour me demander.

_ « Pour quoi ? »

Il se rassit, posa ses mains sur le bord du banc gelé et le serra. Sa chienne le regardait, inquiète. Il respira profondément et il reprit.

_ « Pourquoi... Pourquoi ici ? » Me souffla-t-il, en serrant les dents et à peine audible.

J'insistais du regard. Il prit quelques secondes pour réfléchir puis il écarquilla de nouveau les yeux.

_ « Pour... Moi ? »
_ « Oui... Pour toi... » Murmurais-je, dans le vent.

_____

Voilà voilà
Suite un peu plus longue.
Première approche... Vous aimez ?
Suite dans 30 com's...

# Posté le samedi 13 juin 2009 05:21